MPSV 2017 : « L’art et la culture sont des biens communs sans équivalent » (Madeleine Louarn)





« Le socle de l’USEP-SV, ce sont les valeurs communes et essentielles que nous partageons et qui nous différencient d’autres champs. Premièrement, la démocratisation de la culture, qui est un combat permanent. Ensuite, la liberté de création et la liberté de programmation. Puis l’exigence artistique, en défendant un art qui interroge, qui bouscule. Enfin, nous défendons la notion d’équité territoriale, essentielle pour le citoyen », déclare Michel Lefeivre, président du SNSP, lors de la conférence « Les arts et la culture pour l’avenir des territoires », organisée par l’USEP-SV à la MPSV à Avignon (Vaucluse), le 14/07/2017. « La démocratisation de la culture passe par la décentralisation. C’est une question centrale. Dans cette logique de globalisation que nous vivons, il faut faire en sorte que les publics aient accès aux œuvres et qu’ils ne soient pas uniquement touchés par des œuvres portées par des acteurs globaux. Nous devons poursuivre notre travail de médiation et de prescription auprès des publics », ajoute Olivier Michel, vice-président de Profedim.

« Nous sommes stupéfaits de cette lente dérive vers la marchandisation de la culture et surtout du silence du Gouvernement et de certaines collectivités territoriales. La logique de concentration met à jour certains groupes privés vendant du divertissement et assurant l’ensemble de la chaîne de diffusion », analyse Fabienne Voisin, présidente des Forces Musicales. « Nous sommes tous portés par la certitude que l’art est unique et sans équivalent. Grâce à lui, les choses reprennent sens. (…) L’art et la culture sont des biens communs qui ont une valeur sans équivalent dans le marché. Devant ce nouveau gouvernement, nous avons besoin de redire qu’une politique publique de la culture a des fruits magnifiques et peut encore en avoir de très beaux. Nous sommes là pour défendre cette vision », ajoute Madeleine Louarn, présidente du Syndeac.

« Un travail important à faire sur la diffusion des esthétiques » (Michel Lefeivre)

  • « L’USEP-SV a été créée très récemment, mais l’origine est assez ancienne. Nous souhaitions depuis longtemps travailler en commun, faire traverser les différentes paroles. Nous voulions également faire masse, regrouper nos forces, pour défendre nos enjeux communs. Le mot “union” a beaucoup de sens.
  • Le socle, ce sont les valeurs communes et essentielles que nous partageons et qui nous différencient d’autres champs. Premièrement, la démocratisation de la culture, qui est un combat permanent. Ensuite, la liberté de création et la liberté de programmation. Puis l’exigence artistique, en défendant un art qui interroge, qui bouscule. Enfin, nous défendons la notion d’équité territoriale, essentielle pour le citoyen.
  • Il faut sans doute affiner ou compléter la loi NOTRe qui n’est pas totalement une réussite.
  • Il existe des outils de coopération culturelle sur les territoires, mais il y a un effort à faire sur les modes de gouvernance.
  • Il y a un travail important à faire sur la diffusion des esthétiques. Aujourd’hui, certains territoires n’ont pas accès à des disciplines comme le cirque de création, le théâtre de marionnettes ou la danse contemporaine. »
  • Michel Lefeivre, président du SNSP

« Je plaide en faveur d’une “décentralisation 2” » (Madeleine Louarn)

  • « La question du financement dans la culture est un socle commun depuis toujours. Nous nous battons contre les baisses récurrentes depuis plusieurs années.
  • L’année dernière, nous avons réussi à trouver un équilibre autour des annexes 8 et 10. Nous espérons désormais qu’elles seront solides dans les prochaines réformes que le Gouvernement souhaite mener.
  • En outre, il a été mis en place un Fonpeps, dispositif que nous souhaitions tous mais qui a été très mal construit. Aujourd’hui, très peu d’entre nous peuvent en bénéficier.
  • Nous sommes tous portés par la certitude que l’art est unique. Grâce à lui, les choses reprennent sens.
  • L’art et la culture sont des biens communs qui ont une valeur sans équivalent dans le marché. Devant ce nouveau gouvernement, nous avons besoin de redire qu’une politique publique de la culture a des fruits magnifiques et peut encore en avoir de très beaux. Nous sommes là pour défendre cette vision.
  • J’ai plaidé en faveur d’une “décentralisation 2”. Lors de la première décentralisation, ont été construits de nombreux lieux où artistes et publics se retrouvent.
  • Maintenant, il faut passer à une nouvelle étape et financer directement les artistes. Le vivre-ensemble avec les habitants passe par les équipes artistiques. Cela demande la mise en place de toute une articulation pour redonner une force de propositions aux équipes artistiques. »
  • Madeleine Louarn, présidente du Syndeac

« Nous sommes stupéfaits de cette lente dérive vers la marchandisation de la culture » (Fabienne Voisin)

  • « Nous répondons aux évolutions territoriales, notamment aux fusions des Régions.
  • La démocratisation de la culture, c’est un accès pour tous sur tous les territoires de la culture.
  • Nous surveillons de très près la concertation du nouveau Gouvernement pour une refonte du code du travail. Nous craignons une marchandisation de la culture.
  • Nous sommes stupéfaits de cette lente dérive vers la marchandisation et surtout du silence du Gouvernement et de certaines collectivités territoriales.
  • La logique de concentration met à jour certains groupes privés vendant du divertissement et assurant l’ensemble de la chaîne de diffusion.
  • Comment la diversité de la création artistique pourrait exister dans un environnement qui fait sans cesse appel à la rentabilité ? »
  • Fabienne Voisin, présidente des Forces Musicales

« Nous nous interrogeons réellement sur la pertinence d’une Maison commune de la musique » (Olivier Michel)

  • « Nous sommes en face de ce phénomène de globalisation qui se traduit par une consommation de masse, notamment via les usages numériques.
  • Nous sommes confrontés à un paradoxe : aujourd’hui, les œuvres n’ont jamais été aussi accessibles mais, pour autant, il est de plus en plus difficile de mener des politiques de médiation et de prescription pour garder notre libre arbitre et ne pas être soumis au diktat de l’algorithme.
  • Il existe un phénomène de concentration économique porté par de grands groupes qui s’emparent progressivement de notre secteur avec l’achat de structures entières.
  • La France a un réel désir d’être représentée à l’étranger par des équipes artistiques mais les outils qui servent à assurer les déplacements et à soutenir la présence sur place sont sous-dotés. C’est par exemple le cas de l’Institut français.
  • Nous nous interrogeons réellement sur la pertinence d’une Maison commune de la musique, projet relancé par Françoise Nyssen, ministre de la Culture, au Midem en juin 2017.
  • La politique publique ne doit pas être déstabilisée par cette Maison commune.
  • La démocratisation de la culture passe par la décentralisation. C’est une question centrale. Dans la logique de globalisation que nous vivons, il faut faire en sorte que les publics aient accès aux œuvres et qu’ils ne soient pas uniquement touchés par des œuvres portées par des acteurs globaux.
  • Nous devons poursuivre notre travail de médiation et de prescription auprès des publics. »
  • Olivier Michel, vice-président de Profedim
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